Présentation de l'équipe

Rémi Morilleau Corps des Mines

Polytechnicien ; incorrigible optimiste convaincu que l'innovation peut venir aussi du service public !

 
Arthur Stril Corps des Mines

Normalien ; passionné par la transmission du savoir et les nouvelles technologies. Modèles : Kubrick, Feynman, Jules Ferry

 

Résumé du projet

Open Campus : engager résolument la France dans la révolution des cours en ligne avec une plate-forme publique et innovante pensée pour rendre les cours attractifs au plus grand nombre.

Article final résumant notre projet !

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« Les possibilités de pédagogie à distance sont à la veille de transformer de manière totale nos modèles universitaires. […] Aujourd’hui, certains cours sont suivis par plus d’un million d’étudiants. Les universités américaines investissent dans les MOOCs, les Massive Open Online Courses, avec un succès stupéfiant auprès de la génération des digital natives. Ces cours plaisent aux étudiants, ils s’adressent aussi aux salariés, aux étudiants empêchés ou aux personnes en situation de handicap [...] Dans quelques années, un étudiant de Toulouse pourra, de chez lui, suivre tous les cours de Harvard, en ligne, valider des travaux pratiques à Toulouse, accrédités par Harvard, passer un examen dans un centre d’examen près de chez lui et être diplômé de Harvard sans jamais avoir quitté la ville rose. L’enseignement supérieur français risque de voir ses étudiants le quitter, de l’intérieur. [...] Voilà pourquoi nous préconisons une grande initiative nationale pour le développement d’une offre ambitieuse d’enseignement supérieur en ligne, allant bien au‐delà de ce qui existe aujourd’hui.»

C’est en ces termes que le récent rapport des Assises de l’Enseignement Supérieur, remis en décembre, engage le système universitaire français à passer à la vitesse supérieure en termes de cours en ligne. Pourtant, la France n’est pas un désert en la matière. Le ministère de l’enseignement supérieur soutient ainsi depuis une dizaine d’années les Universités Numériques Thématiques. Au nombre de sept, elles couvrent les grands domaines du savoir académique, des sciences fondamentales au droit en passant par les humanités. D’autres institutions choisissent de diffuser des cours en ligne via d’autres voies : le Collège de France propose des vidéos de ses cours en libre accès sur son site internet ; des grandes écoles de commerce (HEC, Insead…) ont mis certains de leurs cours anglophones sur la plate-forme américaine iTunes U. Enfin, le CNED est un spécialiste reconnu de l’enseignement à distance.

Qu’est-ce qui pousse alors certains à dire que la France doit aller plus loin ? Que nous manque-t-il pour reproduire, toute proportion gardée, les succès fulgurants observés aux États-Unis ? Notre conviction est que l’offre française manque d’attractivité, et qu’avant d’inciter les universités à mettre de plus en plus de cours en ligne, la première question à se poser est : comment rendre les cours en ligne attractifs ?

Voilà pourquoi nous nous proposons de bâtir une maquette de plate-forme, baptisée Open Campus, autour de ce mot d’ordre initial. Que cette plate-forme soit ensuite effectivement mise en place ou bien qu’elle serve d’élément de débat pour faire évoluer les universités numériques actuelles, l’ambition de notre projet est bien d’imposer l’idée que l’attractivité est le maître mot pour que les cours en ligne prennent leur envol et puissent transformer positivement le service public de l’éducation.

Quelles sont les clés pour rendre Open Campus attractif ? Voici quelques idées, exprimées succinctement et que nous détaillerons dans d’autres articles sur notre blog :

  • un site attrayant, lisible et bien hiérarchisé dans lequel l’internaute trouve son chemin sans efforts,

  • les cours mis en ligne devront respecter un cahier des charges minimal qui donne un gage de qualité rassurant pour l’étudiant,

  • un système pour mettre en avant les meilleurs cours, que ce soit via des notes, des statistiques de nombre du vues, des boutons Like, des cours de la semaine, etc… afin de distinguer les cours les plus appréciés. C’est essentiel pour l’attractivité du site auprès des étudiants mais aussi de ceux qui proposent des cours, qui auront ainsi la motivation de réaliser le cours d’exception qui rassemblera des milliers d’étudiants,

  • un encouragement à réaliser des cours au contenu multimédia enrichi,

  • la possibilité de rendre certains cours diplômants, via des partenariats avec le CNED ou certains établissements


Bâtir en France une offre publique de cours en ligne attractive est un enjeu essentiel pour l’avenir du service public de l’éducation, si l’on ne veut pas voir des acteurs privés s’emparer de ce marché. C’est aussi un enjeu pour le rayonnement des universités françaises, car les grands acteurs du secteur sont pour le moment anglo-saxons.

Les cours en ligne ont la vocation d’ouvrir l’enseignement supérieur à un nouveau public et de répondre à un idéal humaniste : que le savoir soit gratuit et aisément accessible à tous. Ils peuvent transformer positivement le rôle du professeur : le moment de transmission unilatéral du savoir pouvant se passer à la maison, le temps de classe peut être réservé à la discussion et à l’interaction entre le professeur et les élèves, au cours duquel la valeur ajoutée du professeur est la plus forte. Notons enfin que les cours en ligne pourraient bien rebattre les cartes du système d’enseignement supérieur français, car il est une certitude, c’est que les meilleurs cours ne viendront pas forcément de là où on le croît !

Nous vous invitons donc à nous suivre et nous soutenir dans le projet Open Campus. N’hésitez pas à réagir à nos propositions ou à soumettre vos idées. Participez à l’aventure pour contribuer tous ensemble à imaginer le service public de l’éducation et de l’enseignement supérieur de demain !

 

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