Présentation de l'équipe

François Garcia Sciences Po Bordeaux M1 "Carrières Administratives"

Etudiant à Sciences Po âgé de 19 ans, je suis également le cursus franco-allemand de l'IEP en partenariat avec l'Université de Stuttgart. Intéressé aussi bien par la musique et l'oenologie que par la politique et les questions régaliennes, je prépare les concours A/A+ de la fonction publique

 
Parvine Lacombe Sciences Po Bordeaux, master 1 "Carrières administratives"

21 ans, étudie à Sciences Po Bordeaux et souhaite passer plusieurs concours administratifs. Très intéressée par la diplomatie, les relations internationales et l'actualité. Adore aussi la danse, les voyages et la gastronomie !

 
Maïlys Fardin Sciences Po Bordeaux M1 " Carrières Administratives"

22 ans, étudiante à Sc po Bordeaux je poursuis également le cursus franco-espagnol en partenariat avec l'Université Autonome de Madrid et prépare les concours administratifs. Je suis particulièrement intéressée par la diplomatie et l'humanitaire.

 

Résumé du projet

1. Dans quel contexte s’inscrit votre projet (état des lieux, attentes identifiées, forces et faiblesses de l’action publique aujourd’hui…) ?

Nous sommes partis de l’impression immédiate et répandue que l’administration française tourne au ralenti, notamment en raison de la lourdeur de certaines procédures face auxquelles l’usager peut se retrouver déboussolé. Il doit en effet faire face à deux contraintes majeures : le respect des délais et la nécessité absolue de fournir tous les documents demandés. La réception de dossiers incomplets ou rendus hors délais est une réalité récurrente dans les administrations, ce qui est dommageable dans la mesure où cela entraîne un encombrement qui grippe les rouages administratifs et compromet l’efficience du service public. Le cliché allègrement véhiculé des files d’attente surchargées trouve également écho dans la vie de tous les jours. Un meilleur déroulement des procédures et un désencombrement vont naturellement dans le sens de l’administration mais également dans celui de l’usager. Ce constat d’une certaine paralysie de l’administration nous a amené à réfléchir à une solution.

Un  phénomène nous semble très important : l’essor du numérique. Un rapport rendu par le cabinet d’audit Deloitte établit que 41% des français possèdent un smartphone, 15% une tablette numérique, et que 7 foyers sur 10 possèdent un ordinateur. L’administration doit développer une stratégie ambitieuse tournée vers ces nouveaux moyens de communication pour surmonter les faiblesses que nous avons évoquées.

La question environnementale est également à étudier. Bien que le Grenelle I indique par exemple que l’État doit réduire sa consommation de papier et, réorganiser les procédures sur la base de documents dématérialisés nous paraît être un bon engagement.

Un sentiment partagé par un grand nombre d’usagers est le manque de temps. Effectuer une démarche administrative représente un investissement qui peut s’avérer encore plus lourd si la personne peine à rassembler les documents nécessaires ou se heurte à l’opacité de certaines procédures. En se basant sur une simplification des démarches à effectuer, notre projet vise à faire gagner du temps à l’usager et, de fil en aiguille, à l’administration elle-même.

Notre projet permettrait un désengorgement des bureaux ainsi qu’un meilleur déroulement des démarches, possible par une meilleure maîtrise des mécanismes et un accès direct aux ressources, entraînant un gain de temps pour les deux parties tout en intégrant cela dans un contexte de réduction des dépenses et de nécessaire responsabilité concernant l’environnement.

 

2. Quelle en est l’idée maîtresse ?

Nous avons parlé de « carnet de santé ». Cela implique que l’usager doit être en « bonne santé administrative » : il doit respecter les procédures, être en conformité totale avec les attentes de l’administration (par ex. en respectant scrupuleusement les délais fixés par l’administration). Son parcours  ne doit être entaché d’aucune erreur. Nous souhaitons établir une relation saine entre un usager qui cessera de se plaindre des embouteillages et de l’opacité de l’administration, et l’administration elle-même qui sera récompensée par une efficacité retrouvée.<br>Nous voulons mettre en place un carnet de citoyenneté interactif pour chaque usager. Nous nous sommes inspirés des comptes internet étudiants proposés par les universités : des comptes personnels auxquels nous pouvons accéder grâce à un identifiant et un mot de passe, et où nous pouvons stocker des informations  nous concernant. Ces plateformes permettent d’établir un lien « constant » avec la scolarité qui nous transfère des informations et avec qui il nous est possible de dialoguer et d’envoyer des documents. L’étudiant est en contact perpétuel avec l’administration scolaire.<br>L’objectif serait de permettre à l’usager d’y stocker tous ses documents administratifs importants (impôts, carte électorale, etc.) afin qu’ils soient regroupés au même endroit sans craindre de les perdre ou de les abîmer, et d’être en lien constant avec l’administration pour tout renseignement. C’est sur ce compte que l’usager pourrait aussi recevoir par mail des informations le concernant particulièrement ou visant l’ensemble des citoyens : le rappel des dates d’inscription sur les listes électorales, l’explication de certaines démarches administratives etc.<br>La gestion du compte serait de la responsabilité des usagers aussi bien que de l’administration. Dans ces espaces administratifs personnalisés seraient répertoriées les adresses mail des personnes à contacter en cas d’interrogation. La gestion des comptes par l’administration prendrait une  forme générale et une plus personnalisée. Ainsi, la communication d’informations générales (concernant par exemple un changement de procédure, le transfert d’une préfecture à une autre adresse etc.) ne s’inscrira pas dans une logique individuelle. Pour des démarches plus « personnelles » la mobilisation d’agents publics-conseillers pourrait être utile afin d’apporter les meilleures réponses possibles à l’usager.(à l’image des conseillers bancaires).

 

3. Quels sont les leviers que vous pourrez utiliser et quelles sont les résistances que vous avez d’ores et déjá identifiées ?

Etant étudiants à Sciences Po Bordeaux, nous sommes aussi habitants de la Communauté Urbaine de Bordeaux.Une structure intercommunale comme la CUB  possède la puissance et les ressources nécessaires pour tenter de mettre en place le projet. Le dispositif que nous proposons pourrait donc être géré à l’échelle intercommunale et chaque administré serait inscrit dans la commune de sa résidence principale.

Nous pensons que l’articulation peut se faire sur deux volets. Le premier concerne la partie purement technique de mise en ligne. La mobilisation d’agents contractuels issus du secteur informatique peut être une solution. Le second volet concerne le rôle de conseil des agents publics.

Notre projet est-il réaliste ? Bien que le concours aille dans le sens d’une modernisation, l’administration paraît réticente à toute harmonisation avec la modernité. Peut-être s’agit-il d’une idée reçue d’étudiants d’IEP habitués à entendre que la France, nostalgique du modèle napoléonien est, par rapport à un pays comme l’Allemagne, loin d’être à la pointe en matière de modernisation de l’action publique. Proposer un projet centré sur l’utilisation de la technologie peut paraître trop ambitieux mais nous pensons qu’il est défendable. Qui pouvait imaginer il y a encore une dizaine d’années qu’il serait possible d’effectuer des achats ou des virements bancaires en ligne ?

L’objectif de redressement des comptes publics pourrait être problématique. Le projet de loi de finances 2013 prévoit une stabilisation des effectifs ainsi qu’un effort budgétaire. Notre projet n’est-il pas trop gourmand ? Pour l’instant, il est évident qu’une mobilisation de personnel serait nécessaire pour mettre la plateforme en service. Sur le long terme, nous pensonsque notre système serait moins coûteux que la configuration actuelle.

Nous ne sommes pas sûrs que sa mise en service soit suivie d’une utilisation conséquente. Il n’est en effet pas possible d’obliger les usagers à la consulter. Un sondage auprès des usagers permettrait de savoir si le jeu en vaut la chandelle. Une partie de la population ne possède ni ordinateur, ni téléphone avec accès internet mais une grande partie des démarches s’effectuerait à distance et permettrait à ces personnes d’avoir un accès optimal aux bureaux. Nous espérons pouvoir passer à l’étape suivante pour pouvoir aller au contact des acteurs publics afin de proposer une idée cohérente et construire un projet solide pour améliorer les services publics.

 

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