Paré à soigner: 11e entretien avec Amah KOUEVI et Ayden TAJAHMADY, experts de l’ANAP pour notre projet.

L’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) des établissement de santé et médicaux sociaux est une administration qui a été crée à l’occasion de la loi HPST. Elle est chargée d’aider les établissement de santé à améliorer leur performance et leur efficience notamment en diffusant des outils d’aides à la performance et des recommandations organisationnelle.

Ce mardi, jour de clôture de la demi-finale de ce Challenge, Amah KOUEVI, responsable de la communication, et Ayden TAJAHMADY responsable du programme de travail et médecin urgentistes nous ont fait l’honneur de nous recevoir à l’ANAP. Ces derniers sont de véritables experts pour Paré à soigner, ayant une dizaine d’années d’expérience de travail sur la question des urgences.

ANAP

Paré à soigner, un projet pertinent pour le problème de l’engorgement des urgences hospitalières.

Ils soulignent tout d’abord la pertinence de notre projet, particulièrement en milieu urbain où l’offre de soins est dense. Pour eux le manque d’information des patients sur l’offre alternative d’urgence est responsable de l’engorgement des urgences et du “recours automatique” à l’hôpital. En effet les dispositifs d’information à ce sujet sont quasi-nuls, et l’information n’arrive pas jusqu’aux patients. Par conséquent une information détaillée, exhaustive et centralisée serait particulièrement utile dans le but de désengorger les urgences.

Paré à soigner et la faisabilité de ses fonctionnalités.

Mrs KOUEVI et TAJAHMADY nous affirment que notre idée initiale, de couplage de l’application à un système d’info-trafic en ligne, loin d’être impossible, serait parfaitement réalisable aussi bien techniquement que financièrement.

En revanche l’idée de l’information du temps d’attente en temps réel, même cantonnée au service hospitalier, est selon eux techniquement et financièrement impossible. On ne pourrait obtenir ces informations avec le ROR contrairement à ce qu’avait

laissé entendre l’ARS. “Vous avez 20 ans d’avance malheureusement” déclare Mr TAJAHMADY.

L’application pourra néanmoins renseigner sur les temps d’attente, mais pas en temps réel. Nous pourrions ainsi utiliser les calendriers de saisonnalité de l’ANAP et des ARS pour pouvoir créer différentes catégories… :

- rouge (très engorgé),

- orange (délai moyen),

- vert (délai d’attente faible),

…et donner ainsi à l’utilisateur la “couleur” de l’horaire à laquelle il consulte l’application.

Paré à soigner et ses obstacles dans sa version intégrale.

Les agents de l’ANAP enfin nous mettent en garde contre les résistances politiques que le projet pourraient rencontrer. Non seulement des médecins défavorables à toute incitation d’autocensure selon lequel “seul un urgentiste peut apprécier une urgence”, mais aussi des hôpitaux, et particulièrement des petits hôpitaux tirant une partie substantielle de leur recettes grâce aux actes des services d’urgences.

Mrs KOUEVI et TAJAHMADY nous confirment dans nos présomptions selon lesquelles, deux bandeaux d’avertissement suffisent amplement. Par ailleurs l’application n’incite pas assez à l’autocensure pour contrebalancer totalement le tropisme des patients Français pour les urgences.

Paré à soigner et le dépassement de ces obstacles dans sa version simplifiée.

Comme nous l’avait par ailleurs souligné M. DE MEULDER, chef de projet à l’APIE, notre projet pourrait toujours être utile pour les patients et les professionnels de santé. Des données simples et déjà disponibles, mais peu pratique d’accès pour les usagers car n’étant pas centralisées sur un outil à leur disposition, tels que les calendriers de garde des pharmacie recueillis par les Préfectures, pourraient être facilement valorisée grâce à l’application et au site internet de Paré à soigner. Par

ailleurs, le coût de réalisation du projet pourrait être minimisé grâce à la technique de l’Open Data.


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