Article final: L’apport des entretiens effectués (3/4)

Les acteurs clés rencontrés

Tout au long de cette demi-finale, nous sommes allés à la rencontre de professionnels et d’acteurs de la vie politique et administrative locale afin de pouvoir bénéficier de leurs compétences et de leur avis professionnel pour construire, étayer et optimiser le plus possible notre projet Civis data.

Fin janvier nous avons rencontrés M. Emmanuel Nadal, secrétaire adjoint de l’IEP de Bordeaux ainsi que M. Paul Rouger, Directeur des services techniques et informatiques de l’Institut. Comme nous nous étions inspirés de l’ENT et du service « Moodle » de notre établissement pour notre projet, il nous fallait appréhender de manière concrète  les réalités techniques et financières inhérentes à la mise en place d’une plateforme numérique. Nous sommes donc naturellement allés à la rencontre des membres de l’IEP de Bordeaux spécialistes de ces domaines. Différents points  furent abordés tout au long de ces entretiens.

Tout d’abord, nous nous sommes familiarisés avec les points techniques liés à la construction d’une plateforme numérique comme par exemple l’annuaire LDAP. Outil indispensable  au regard de  l’élaboration de notre  plateforme  compte-tenu  de la multitude  d’agents (mairies, communauté urbaine, région, organismes publics, usagers etc.) qui sont appelés à l’utiliser. Le  risque  lié au fichage des données est également un des autres points qui fut abordé. M. Nadal et M. Rouger ont de fait souligné que de tels risques existaient mais, que le système  juridique français, à l’instar de la CNIL, surveille de très près tout ce qui relève de l’Open Data afin de sécuriser au maximum l’information numérique. Ainsi, notre projet qui est constitué en partie de  ce que l’on pourrait appeler un « Cloud administratif » bénéficierait de la solidité de la protection juridique française, avantage indiscutable que les « Cloud » standards actuels ne disposent pas. Enfin, en vue de la concrétisation de notre projet, nos deux intervenants nous ont rappelés qu’en perspective de la réussite de notre projet, celui-ci devait constituer une plus-value  tant pour les usagers que pour les différentes administrations qui seraient amenées à l’utiliser quotidiennement.

Quelques  jours après, nous  nous sommes rendus dans la rue afin de présenter notre projet auprès des citoyens, acteurs clés de celui-ci puisque futurs utilisateurs en puissance de notre projet. Un sondage en ligne était également disponible. De  façon générale, comme l’ont souligné les articles que nous avons fait paraître à ce sujet, notre projet fut bien accueilli et serait pour certain un véritable soulagement.

Environ un mois plus tard, suite à la maturation de notre projet et à l’élan qu’il a suscité auprès des citoyens que nous avons interrogés, nous avons décidé qu’il était temps de le diffuser auprès des collectivités territoriales susceptibles de le mettre en place afin que celles-ci puissent partager avec nous leurs avis et conseils concernant la viabilité de notre projet. Nous avons donc décidé de rencontrer à la fois des responsables communaux, M. Bernard Gauban, directeur de la communication de la ville de Mérignac et M. Christophe Massoneau qui s’occupe plus particulièrement de la gestion internet du site de la ville, ainsi qu’un spécialiste de l’environnement numérique au sein de la région Aquitaine, M. François Gilbert, délégué régional au développement numérique de la région. Pendant ces entretiens, au cours desquels notre projet fut accueilli de  façon plus qu’encourageante, nous avons reçu différents conseils qui nous ont permis à la fois d’optimiser notre projet mais aussi de mieux appréhender les réalités auxquelles il pourrait être confronté lors de sa mise en place.

Lors de notre entrevue à la Mairie de Mérignac, M. Gauban à confirmer le fait que notre projet correspondait à une réelle demande. La possibilité d’accéder à toutes sortes de documents et d’informations via une plateforme unique gérée au niveau local était un projet novateur de ce point de vue et qui ne manquait pas de pertinence. Il nous a également rappelé avec raison la portée  politique  intrinsèque à notre projet. Le choix de l’échelon local pourrait entraîner certaines complications ou blocage lors de sa mise en place, à l’instar du projet du « portail des médiathèques » porté par la CUB. Par conséquent, il faudra prendre en compte cette réalité afin de veiller à la pérennité de notre projet.

Enfin, lors de notre déplacement au pôle numérique de la région Aquitaine   où nous avons rencontré M. Gilbert, ce dernier nous a apporté divers conseils. Il a mis en avant le fait que notre projet bénéficiait d’opportunités et d’une menace principale que nous avons présenté dans un compte-rendu.

 L’équipe Civis Data

 


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