Article final: L’évolution de notre projet au cours de cette demi-finale (1/4)

Notre projet et son évolution

 Civis Data

A/ De quel constat sommes-nous partis ?

Pour élaborer et justifier notre projet nous sommes d’abord partis de deux constats simples, ou deux critiques adressées à l’administration française en générale, confirmées au cours de notre sondage :

→ En premier lieu la trop lourde paperasserie relative aux démarches administratives ainsi que la quantité de documents administratifs importants (officiels, personnels, familiaux ou matrimoniaux) que nous accumulons au fil des ans de façon éparpillée dans des tiroirs, des armoires, des classeurs… Chez nos parents, notre appartement….Tous ces documents sont très précieux car souvent à fournir obligatoirement lors de démarches administratives (passeport par exemple) ou d’inscriptions multiples (concours par exemple). Cependant leur format papier n’est pas pratique : nous pouvons les perdre et les abîmer, nous ne les avons pas toujours à l’endroit et au moment où nous en avons besoin, ils sont éparpillés.

→ Deuxièmement, la distance qui sépare l’administration des administrés, non pas physique mais symbolique ; notre sondage nous a en effet montré que certains citoyens avaient un avis assez négatif sur l’administration française et son fonctionnement. En lien avec cela, nous avons aussi constaté que plusieurs informations ne passaient pas, n’étaient pas bien transmises aux citoyens (inscriptions sur les listes électorales, délais pour faire une procuration, délibérations des conseils municipaux et régionaux, politiques publiques locales, etc).

Parallèlement à ces constats, nous avons pris conscience du développement croissant des télé-services et des démarches et documents administratifs numérisés fournis par l’administration elle-même (telle que la déclaration d’impôt par exemple) ainsi que du développement, de la banalisation, et même de la démocratisation, de l’utilisation des ordinateurs portables et d’internet (ainsi que des téléphones portables, tablettes et autres).

Il nous a semblé pertinent de tenter de répondre à ces constats et critiques en exploitant les potentialités du numérique et d’internet.

B/ L’idée au cœur de notre projet

En nous inspirant des ENT universitaires, notre projet est de créer un « cloud public », que nous préférons présenter sous la forme d’un « espace numérique de stockage administratif ». Il s’agirait d’un site et d’un serveur public où les citoyens qui le souhaitent pourraient s’inscrire, créer leur propre espace et y stocker les documents de leur choix qui leur semblent importants, soit issus de télé-services déjà existants (après les avoir téléchargés), soit scannés par eux sous réserve d’authentification. Cela leur permettrait d’avoir accès n’importe où et n’importe quand à l’ensemble de leurs documents à condition qu’ils aient un ordinateur ou un portable avec une connexion internet (ce qui est de plus en plus répandu). Cela leur éviterait aussi de les perdre ou de perdre du temps à les chercher .

Mais notre projet ne se limite pas à cela et l’espace numérique de stockage aurait serait aussi un espace d’échange entre l’administration et l’administré grâce à plusieurs autres rubriques. Imaginons que notre site s’appelle « civisdata.fr ». L’usager, une fois sur ce site, s’identifierait grâce à un mot de passe et un login choisis lors de son inscription, ce qui lui permettrait d’accéder à son espace personnel. Sur cet espace, outre le fait de pouvoir stocker ses documents, il aurait aussi une boîte mail qui lui permettrait de poser certaines questions d’ordre administratifs et de recevoir certaines informations le concernant. De plus son espace serait doté d’un fil d’actualités locales (échelle communale ou intercommunale). Notre service se voulant « à la carte », la personne aurait préalablement choisi le type d’informations qu’elle souhaiterait voir apparaître sur ce fil d’actualité (événements culturels, sportifs, selon l’âge, la profession…). Par contre, sur la page d’accueil du site global, gérée par la région, il y aurait aussi un fil d’actualité régional mais celui-ci serait impersonnel. Enfin, sur son espace personnel l’usager trouvera une rubrique « partage » lui permettant de partager certains documents avec des tiers (famille surtout) tel que le livret de famille par exemple, ainsi qu’un carnet d’adresse ; d’abord standard avec les coordonnées de certains acteurs locaux utiles mais qu’il pourra compléter au fur et à mesure.

Afin d’essayer de rapprocher l’administration de l’administré, il nous semble que le meilleur échelon de mise en œuvre et de financement d’un tel service soit la région. Elle serait « l’hébergeur » du site et du serveur global (en régie ou en délégation à un acteur privé), ainsi que son protecteur, à partir duquel chaque commune (et/ou intercommunalité) gérerait le service en lui même grâce à des « administrateurs » (réponse aux mails, gestion du fil d’actualité, envoie de certains documents numérisés, etc). Le citoyen lors de son inscription s’enregistrerait sur la commune de son choix.

Par rapport aux documents administratifs nous pouvons imaginer que certains organismes (autre que régionaux ou communaux, ceux-ci étant déjà intégrés) puissent envoyer directement sur cet espace des documents numérisés concernant la personne inscrite sous réserve d’accord de sa part et de convention avec « civisdata.fr ». Ce peut être la cas de services administratifs nationaux, d’établissements scolaires, d’entreprises gérant un service public, etc.

C/ Les évolutions : ce que la demi-finale a apporté au projet

Nous souhaiterions revenir sur les évolutions marquantes qu’a connu notre projet au cour de cette demi-finale

  • Nous étions d’abord partis sur une gestion centrale du site et du serveur par une intercommunalité, dans notre cas, la Communauté Urbaine de Bordeaux. Finalement il nous a semblé plus judicieux et logique d’opter pour l’échelon régional. La région est dotée de meilleurs moyens financiers et techniques sachant qu’elle est très engagée dans le développement du numérique. De plus, la logique intercommunale aurait pu laisser certaines zones et communes de côtés, toutes n’étant pas encore engagées dans des intercommunalités.

    Nous avions eu au départ la simple idée de créer un service (public) permettant aux usagers de stocker leur documents dans un espace numérique protégé et personnel. Nous l’avons peu à peu étoffé en y ajoutant le fil d’actualité, la messagerie, l’espace de partage et surtout la possibilité pour l’administration (ce terme regroupant les services publics locaux et nationaux, certains organismes conventionnés) d’envoyer des documents numérisés et authentifiés aux usagers qui le souhaitent directement sur cet espace.

  • L’équipe Civis Data


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