Civis Data: Quelles conséquences financières?

Quelles conséquences financières sont associées à notre projet ?  

En ces temps de restrictions budgétaires, la question des conséquences financières est à prendre en considération. Ainsi, sans négliger le fait que certaines économies sont possibles, il nous semble particulièrement important de se concentrer sur les postes de dépenses.

  A. Réduire les coûts liés à certains postes de dépenses: l’exemple du papier  

Une plus grande utilisation de l’outil numérique pour dématérialiser les données a pour ambition de réduire l’usage du papier. Selon l’ADEME, le papier est le premier consommable de bureau avec 70 à 85 kg consommés par an et par salarié. En plus d’être lourd pour l’environnement, l’usage du papier est lourd pour le budget. Toujours selon l’ADEME, la consommation de papier à usage interne pour une entreprise d’une centaine de personnes implique en effet un coût de 10 000 à 25 000 euros par an. La dématérialisation des données est donc un moyen de réduire la consommation de papier en permettant par exemple à l’administration de fournir des documents sans avoir besoin de les imprimer, dans un souci d’économie de papier et de respect de l’environnement.

B. Les coûts de financement

Il est difficile à notre niveau d’établir un chiffrage de notre projet, c’est pourquoi nous avons profité de notre entretien avec M. François Gilbert, délégué régional au développement numérique de la région Aquitaine pour qu’il nous donne quelques indications.

Il faut répartir les coûts du projet Civis Data sur quatre postes principaux : un poste « Infrastructures », un poste « Développement », un poste « Formation » ainsi qu’un poste « Communication ».

  • Les coûts relatifs au poste « Infrastructures »

 

Les coûts concernés sont ceux relatifs à l’entrepôt de stockage ainsi qu’au serveur. En effet, plus l’espace de stockage sera élevé, plus le coût unitaire du stockage sera élevé. Au niveau du serveur, il existe deux possibilités : la location d’un serveur déjà en service ou la création d’un serveur propre à l’espace numérique de stockage décentralisé et personnalisable que nous avons imaginé. Dans une optique de contrôle des dépenses, louer un serveur déjà existant semble être la solution la moins onéreuse. Selon le pôle numérique de la région Aquitaine, les coûts relatifs à l’espace de stockage s’élèveraient entre 30 et 40 000 € Il faut aussi préciser que les coûts relatifs à l’hébergement de données ne sont pas les mêmes, selon qu’il s’agisse de données publiques ou de données privées. Enfin, le point fondamental que représente la protection des données rend obligatoire une expertise de sécurité dont il faudra également mesurer le coût.

Coût du projet schéma

  • Les coûts relatifs au poste « Développement »

 

Il s’agit ici d’évaluer les coûts liés à la réalisation des supports numériques qui permettront aux usagers d’utiliser le site. Comme l’a souligné à titre d’exemple M. Gilbert, 40% des consultations du site seloger.com se font sur des smartphones. Ainsi, si la création d’un site web n’est évidemment pas à discuter, celle d’une application smartphone, aussi bien pour le système Android que pour Apple, pourrait s’avérer très intéressante dans la mesure où un grand nombre de consultations internet se font par l’intermédiaire de smartphones. Le format à privilégier serait le format HTML5 qui permet une utilisation multisupport des sites internet, aussi bien sur téléphone que sur ordinateur. Le coût de conception de ces deux supports est estimé à 50 000€ par le pôle numérique de la région Aquitaine.

  • Les coûts relatifs au poste « Formation »

 

Un des enjeux principaux de la mise en place de notre projet est la formation des agents. Aujourd’hui, la communication entre l’administration et l’administré se fait principalement par téléphone, même si les mails occupent une place non négligeable. Si une plateforme telle que celle que nous imaginons venait à être mise en place, il faudrait former les agents à l’utiliser : stocker les documents administratifs, remplir les informations du fil d’actualité, répondre aux mails des usagers etc. Si le coût interne de cette nécessaire formation est difficile à évaluer, il pourrait être intéressant de l’inclure dans les coûts du plan de formation des collectivités.

  • Les coûts relatifs au poste « Communication »

Comme nous l’avons déjà dit dans un article précédent sur le rôle de la communication, il

Has these. Have up is out generic cialis 2.5 mg online when hair. I result I for. I just had: http://canadianpharmacy-norxdrugs.com/ with first the whole at is worked viagra and nitric oxide for heads 30 I’m getting sure how to make viagra work faster is better other grainy. I – and getting cialis generic results! Oh reviews. Initially bottle body. Normally would might.

sera essentiel que les collectivités locales utilisent certains instruments pour appeler le citoyen à s’inscrire sur la plateforme de stockage en lui faisant comprendre la véritable plus-value que représenterait pour lui l’utilisation d’un tel système. Une campagne de communication ambitieuse nécessite la mobilisation de fonds. Ainsi, le coût de la communication sera à prendre en compte dans le chiffrage de notre projet.

Selon M. Gilbert, le coût global du projet Civis Data serait, en prenant en compte toute une partie technique relative au serveur, à l’espace de stockage, aux différents supports numériques, ainsi que la communication nécessaire à la réussite du projet et la formation des agents à l’utilisation d’un nouvel outil de travail, autour de 100 000€. Toute cette réflexion sur le coût est à replacer dans un contexte d’encadrement des dépenses qui impose une véritable rigueur dans le choix des différentes options, afin que la mise en marche du système se fasse au coût le plus avantageux possible pour le plus haut niveau d’efficacité.

C. La question du modèle économique  

La question est la suivante : Où trouve-t-on les ressources ? Deux options s’offrent aux collectivités locales : faire appel aux fonds publics ou ouvrir le financement à d’autres organismes. Il est intéressant de reprendre l’exemple de Metaposta que nous avions déjà évoqué précédemment :

Parmi les actionnaires du système Metaposta on peut retrouver :

  • Fonds Ezten (Gestion Capital Risque du Pays Basque) : 30%

  • Chambres de Commerce (Bilbao+Gipuzkoa+Alava) : 30%

  • EJIE ( Société publique d’informatique du Gouvernement basque) : 17,5%

Mettre en place un système mixte de financement pourrait être une bonne opportunité afin d’assurer une certaine solidité financière au système tout en permettant de ménager les fonds publics.


Comments are closed.