Paré à soigner: bénéfices et bénéficiaires de notre projet à de multiples niveaux du système de santé.

Afin de mettre en valeur l’intérêt d’un projet, il est essentiel d’identifier clairement quels en seront les bénéficiaires. Le projet paré à soigner à cet avantage de toucher largement aussi bien la population, les professionnels de santé, que l’administration et d’avoir un vaste éventail de bénéficiaires potentiels.

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Les patients.

Le but ultime de paré à soigner est de permettre une prise en charge plus rapide du patient et d’ainsi augmenter le confort de celui-ci (notamment vis à vis de la douleur). Les patients des services d’urgences sont classés en 5 catégories par la CCMU, des traumas les plus légers (classe 1) aux lésions les plus graves (classe 5). Paré à soigner s’adresse avant tout aux patients des deux premières catégories, ceux qui peuvent se permettre de prendre du temps et de l’énergie pour choisir leur offreur de soins.

Les patients aux cas les moins sérieux pourront être traités plus rapidement, mais aussi de manière plus adéquats le service d’urgence n’étant pas construit techniquement et administrativement pour prodiguer tout types de soins. Par exemple il est difficile voir impossible pour les services d’urgences de réaliser un suivi post intervention le patient ira bien souvent aller voir son médecins traitant pour ce faire. Or le suivi est bien plus pertinent s’il est fait par l’auteur de l’intervention.

On a avec l’exemple du suivi que l’inadéquation de l’offre de soins à la demande peut entraîner une moindre qualité de prise en charge sur l’ensemble du parcours de soin, ainsi que des étapes etdes soins inutiles dans le parcours, entraînant des dépenses sociales qui pourraient être évitées. Paré à soigner en améliorant l’adéquation entre l’offre et la demande de soins contribue à améliorer la qualité de la prise en charge globale.

Paré à soigner pourra également impacter les patients aux cas les plus graves. En désengorgeant les urgences, paré à soigner permettra aux médecins urgentistes et au personnel soignant d’exercer plus sereinement et de se concentrer sur les cas les plus “urgents”, ce qui améliorera sans aucun doute la qualité d’une prise en charge des cas lourds déjà très bonne.

Paré à soigner n’est pas exclusivement à destination des patients les plus aisés, la combinaison site internet/application Smartphones permettra de couvrir un large champ et d’informer ainsi l’ensemble de la population. Par ailleurs la mise en évidence des médecins ne pratiquant pas de dépassement d’honoraires (secteur 1) sur l’interface patients est une garantie du fait que notre projet sera utile

à tout les patients sans distinction de classe économique.

En facilitant l’accès à la médecine de ville, le dispositif pourra aussi bénéficier aux malades chroniques (cardiopathies, cancer, affections respiratoires chroniques, diabète…), catégorie de patients nécessitant de recourir fréquemment aux soins de première ligne. L’accès parfois difficile à la médecine de ville les pousse à aller à l’hôpital pour leurs visites régulières, alors que le recours aux soins hospitaliers n’est pas idéal pour cette catégorie de patients dont l’attente aux urgences ne fait qu’aggraver leur état physique et psychologique déjà fragile par ailleurs.

Le personnel des services d’urgence.

Ils sont en premières lignes et sont probablement ceux qui sont le plus affectés par les problèmes d’engorgement. Auteurs d’un travail remarquable, médecins et infirmières et personnels soignants sont minés par le stress et la pression lié à la multiplication du nombre de patients. Un service d’urgence ne peut pas refuser d’admettre un patient, ainsi le désengorgement passera forcement par un gros travail d’information sur les offreurs de soins alternatifs. L’objectif de désengorgement que poursuit Paré à soigner améliorera considérablement les conditions de travail du personnel soignant.

Les médecins de ville de secteur 1.

En les mettant en évidence notre application et notre site internet apportera à ces médecins qui ont fait le choix, souvent au mépris de leur intérêt économique, du respect du tarif de la

Sécurité sociale. En apportant des patients à ces médecins, Paré à soigner contribue à augmenter les revenus des praticiens de secteur 1, et ainsi à pousser à la valorisation de ce secteur. Par ailleurs il est important et parfaitement légitime que les médecins libéraux, offreurs de soins en premier ressorts s’occupent de ce type de patients jusqu’ici accaparant les services d’urgences. Ainsi Paré à soigner contribue à remettre la médecine de ville et particulièrement les médecins de secteur 1 au cœur de l’offre de soins.

L’offre de soins de garde (pharmacie et médecins de garde, maisons médicale de gardes).

Trop peu sollicités (Cf entretien avec le Dr Dehays), ces offreurs de soin devraient pourtant jouer un rôle majeur dans l’offre de soins d’urgence. Ombragés par l’hospitalo-centrisme de notre système de soins (souligné encore une fois récemment par le président du Haut Conseil à la famille Bertrand Fragonnard), ils sont perçus comme des offreurs d’appoints. Or ce sont eux qui pour les patients des deux premières classes doivent être les premiers fournisseurs de soins d’urgence. En améliorant leur visibilité et la lisibilité de leur offre paré à soigner se propose de rendre à ces offreurs la place qui est la leur dans notre système de soins.

Les finances sociales.

Chaque année, un plus grand nombre de patient à recours de manière inadéquate aux urgences. Ces recours inadéquats coûtent extrêmement chers à la sécurité sociale mais aussi aux mutuelles et aux particuliers, en somme à tout ceux qui ont vocation à financer le système de santé. En effet si l’illusion de la gratuité pousse beaucoup de gens à se rendre en priorité aux urgences, c’est un service qui se démarque surtout par son coût parfois très élevé. Ainsi le coût moyen d’un passage aux urgences est de 140 euros contre des sommes allant de 23 euros (médecins secteur 1 exercice normal) à 66 euros (médecine d’urgence) en ville (Rapport Igas, juin 2012). Il y a ici une niche d’efficience du système à exploiter et des économies substantielles à faire sur les 2,3 milliards d’euros annuels consacrés aux services d’urgences.

De même, en rendant plus lisible l’offre de soins de première ligne, des étapes inadéquates et inutiles dans le parcours de soin pourront être évitées, et ainsi générer des économies pour la Sécurité sociale. Des efforts de rationalisation des parcours de soin ont déjà eu cours dans d’autres Etats comme au Canada,

le projet Paré à soigner pourrait quant à lui s’inscrire dans les réformes françaises dans ce domaine.

Ainsi l’objectif de réduction des recours inadéquats aux services d’urgences et la rationalisation du parcours de soins du patient que paré à soigner poursuit s’inscrit parfaitement dans la politique actuelle de maîtrise des dépenses de santé.

La liste des bénéficiaires du projet est donc longue. En réalité, ce projet profite à l’ensemble du système de soins français en contribuant à sa réorganisation qui devra déboucher à terme sur une maîtrise des coûts et une prise en charge d’une qualité encore supérieure du patient.


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