Comment mobiliser les contributeurs et le public autour de Open Campus ?

Le succès du projet Open Campus dépendra de sa capacité à mobiliser deux acteurs-clé : les contributeurs et le public. Les premiers apportant le contenu, les seconds l’audience. Comment les mobiliser ? Voici nos propositions.

Sans contenu, la plate-forme n’est rien…

Il existe d’ores et déjà en France une communauté de contributeurs qui, inspirés par le succès des MOOCs – Massive Online Open Courses aux États-Unis, sont très motivés pour créer des cours en ligne. Nous en avons déjà rencontré quelques uns : Matthieu Cisel participe à la création d’un MOOC avec un professeur de Centrale Lille, Rémi Bachelet ; et Dominique Rossin lance les premiers MOOCs de l’École Polytechnique, qui sont d’ailleurs les premiers cours français enregistrés sur Coursera, la start-up californienne qui figure de référence à l’heure actuelle dans le monde des MOOCs !

Qui sont ces contributeurs ? En grande majorité, il s’agit de professeurs du supérieur, qui veulent expérimenter la mise en ligne de leurs cours. Qu’est-ce qui les motive ? Sans doute l’appétit de la nouveauté, l’envie d’expérimenter par eux-mêmes, et d’être en première ligne dans un changement majeur. Probablement également l’ambition de rassembler plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’étudiants dans de multiples pays. Comment les faire venir sur la plate-forme Open Campus ? En allant à leur rencontre sur les forums ou conférences, en leur expliquant le projet, ce que nous avons commencé à faire, et en leur disant que cette plate-forme est la leur ; qu’ils ont tout loisir de s’en emparer pour y déposer des contenus innovants et attractifs ; que la plate-forme est là pour offrir une visibilité et des facilités techniques, mais qu’elle ne sera que ce qu’eux, les premiers contributeurs, en feront.

Se pose ensuite la question de la croissance de la communauté des contributeurs. En effet, les premiers contributeurs, les plus passionnés, seront probablement prêts à prendre sur leur temps pour créer et animer des cours en ligne, sans demander de contre-partie. En revanche, et tous les acteurs que nous avons rencontré insistent sur ce point, pour que davantage de professeurs contribuent, il faut que cela compte pour eux. Autrement dit que le temps passé soit décompté de leur temps d’enseignement, ou qu’ils touchent une prime pour ce travail. De ce point de vue, la balle est dans le camp du ministère, qui a entendu cette demande et pourrait y répondre favorablement dans le plan France Universités Numérique de la ministre Geneviève Fioraso.

Enfin, rien ne se fera sans les présidents d’université ou les directeurs d’établissements. Ce sont eux qui pourront inciter leurs professeurs à créer des cours, et auront le pouvoir d’accepter ou de refuser les décharges de cours ou les primes. C’est donc aussi auprès d’eux qu’il faudra en priorité promouvoir la plate-forme Open Campus. C’est pourquoi nous avons indiqué dans le projet d’organisation de la structure , qui s’inspire du modèle d’Etalab, que les Conférences des Présidents d’Université et des Grandes Écoles devront être associées étroitement au pilotage de la plate-forme, afin que eux aussi se l’approprient.

…mais le contenu est inutile si le public n’est pas au rendez-vous

Alimenter la plate-forme en contenu est une condition nécessaire mais pas suffisante au succès de la plate-forme. L’exemple des Universités Numériques Thématiques l’a bien montré. Depuis leur création, celles-ci ont accumulé un volume de ressources impressionnant, mais n’ont pas su trouver leur public. En conséquence, celles-ci ont quelque peu périclité. L’enjeu essentiel est donc davantage la mobilisation du public que celle des contributeurs. Quels services attendent les utilisateurs ? Qu’est-ce qui attire des millions d’étudiants sur les plate-forme américaines et que n’ont pas les universités numériques thématiques ?

Voici ce que sont selon nous les cinq services essentiels qui attirent les étudiants, et qui doivent donc guider la conception de la plate-forme :

  • l’étudiant doit pouvoir trouver des cours entiers et organisés, et non pas des ressources éparses et de nature diverse. Les cours qui marchent sont des ensembles de plusieurs dizaines de modules vidéos, dont chacune est très courte, qui forment ensemble un cours complet et cohérent.

  • l’étudiant doit pouvoir suivre une session de cours simultanément à des milliers d’autres étudiants. Les modèle des MOOCs est celui de sessions auxquelles s’inscrivent des milliers d’étudiants en même temps, avec un calendrier de séances à suivre. De la sorte, les étudiants ont la motivation d’une échéance à respecter. Qui plus est, ils peuvent échanger sur les forums avec tous les autres étudiants qui suivent le même cours, et s’entraider. Des MOOCs américains ont même testé, avec succès, l’évaluation des devoirs par les pairs.

  • l’étudiant doit être assuré de trouver des cours d’une extrême qualité. Ce qui implique plusieurs choses : vérifier la qualité des contributions proposées, sur le fond comme sur la forme, au regard d’un cahier des charges exigeant ; faire en sorte que les contributeurs trouvent

    sur la plate-forme des outils pour réaliser des modules de qualité ; mettre en place un système par lequel les étudiants distinguent les meilleurs cours.

  • l’étudiant doit pouvoir accéder à une grande variété de cours, et trouver facilement celui qui répond le mieux à son besoin. Pour cela, l’équipe d’OpenCampus devra dialoguer avec les universités et les contributeurs, pour éviter qu’il y ait plusieurs cours sur le même sujet et aucun dans certains domaines. La plate-forme devra également comporter un système de référencement très intuitif à utiliser.

  • l’étudiant doit obtenir à la fin du cours une trace attestant des connaissances qu’il a apprises. On peut imaginer des évaluations régulières sous forme de QCM, voire des tests évalués par les pairs, pour vérifier que les étudiants ont bien compris le cours, et leur décerner à la fin un certificat électronique. Cependant, ces certificats n’ayant pas la même valeur que des examens passés en classe, il sera souhaitable qu’Open Campus noue des partenariats avec des universités et des organismes pour permettre le passage d’examens ou de partiels en présence.

L’attractivité pour les étudiants doit

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à notre avis être la priorité absolue d’Open Campus, car c’est bien la présence massive d’étudiants qui attirera les contributeurs et poussera à la création des meilleurs contenus, et non l’inverse !


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