Paré à soigner: 5e entretien avec Jérémie CALAIS, étudiant en médecine nucléaire.

L’équipe de Paré à Soigner a rencontré cette semaine M. Jérémie CALAIS, étudiant en médecine nucléaire à Paris, en préparation de thèse et spécialisé en imagerie médicale. Grâce à l’expertise de ses neuf années d’études et de ses trois stages dans plusieurs hôpitaux de la capitale et de province, il nous a permis de le renforcer au travers de ses réflexions sur celui-ci. Nous le remercions encore une fois pour sa contribution ainsi que pour le temps qu’il a nous consacré dans notre démarche d’aide à l’action médicale & hospitalière en France.

Jérémie CALAIS pense ainsi que notre projet est d’une utilité certaine et que sa réalisation est possible, estimant que les fonctionnalités qu’il déploie « répond à un besoin réel », tant pour les patients que pour les professionnels de la santé. M. CALAIS a également utilisé spontanément le terme de “transparence” pour décrire notre projet, remarque qui souligne le souci d’améliorer la lisibilité de l’offre, mais aussi de la demande de soin de Paré à soigner.

Précisions de l’idée directrice du projet Paré à soigner.

 

Paré à soigner et la “transparence” des acteurs de l’offre de santé.

Jérémie CALAIS a apporté une première redéfinition : notre outil n’effectue pas uniquement une répartition entre hôpitaux des patients en état de s’y rendre, il s’efforce aussi d’essayer de rediriger en premier les usagers vers les médecins généralistes capables de s’occuper de leur cas en conformité avec le système de « bandeaux d’avertissement » décrit dans le compte-rendu d’entretient avec le Docteur Gilles DESHAYS :

http://blog.administration2020.fr/2013/02/12/pare-a-soigner-3e-entretien-expert-avec-m-deshays-medecin-generaliste/

Cette remarque conforte un constat que nous avons également fait lors de cette phase d’approfondissement du projet : Paré à soigner n’aspire pas seulement à répartir les usagers entre plusieurs acteurs du monde hospitaliers, mais il vise aussi à rendre plus lisible les différents acteurs de soins en y associant les médecins généralistes qui, par conséquent, peuvent observer, tout comme la sécurité sociale, des bénéfices substantiels à la mise en place d’un tel outil.

Une utilisation et des bénéfices réciproques offreurs-offreurs et offreurs-demandeurs de soins.

Jérémie CALAIS nous a également fait observer que l’utilisation de notre outil n’allait pas que dans un sens, soit du patient vers un service de soin, mais qu’il pouvait aussi être conçu en vue d’une utilisation de la part des personnels hospitaliers et médicaux.

Notre outil pourrait par exemple être utilisé par les hôpitaux afin de diriger les patients vers un médecin généraliste environnant le site hospitalier si le degré de gravité patient est faible, ce qui pourrait servir à l’hôpital d’outil d’amélioration de la flexibilité de son service en cas de périodes de forte occupation/sollicitation (situation habituelle mais qui peut parfois atteindre un stade dépassant un seuil critique, comme nous avons pu le constater lors de notre visite aux urgences de la Pitié-Salpêtrière:

http://blog.administration2020.fr/2013/02/14/pare-a-soigner-4e-entretien-avec-claire-lefevre-infirmiere-cadre-aux-urgences-de-la-pitie-salpetriere/

Il en va de même dans l’autre sens : les médecins qui devraient faire face à un cas qui dépasserait leurs compétences sans être une situation d’urgence peut rediriger le patient vers un site hospitalier qui serait le moins submergé selon notre site internet/application. Bien que la localisation des hôpitaux soit sans doute connue par les médecins, l’avantage serait de proposer au patient, contraint de se déplacer une nouvelle fois, d’éviter de perdre du temps à la vue de sa situation et du temps déjà mobilisé pour se rendre chez le médecin.

De même, ce projet peut être utilisé entre médecins généralistes afin de rediriger les patients vers les médecins de garde dès lors que les médecins veulent, en fin de journée, arrêter leur service tout en permettant au médecin de s’assurer que le dit patient trouve un médecin de repli auquel s’adresser.

Préciser les informations transmises par notre outil.

Autre idée de Jérémie CALAIS : préciser pour chaque hôpital les services et les spécialités pour lesquelles il est reconnu.

Cette information est utile à un double titre :

– Réguliers sont les cas de patients se rendant dans un hôpital dans lequel il n’y a pas de service spécialisé pour traiter son cas (ex : absence de service de d’ophtalmologie ou d’ORL en cas de souffrance oculaire ou de l’oreille). Notre outil pourrait alors prévenir une redirection vers un autre hôpital et de rendre plus rapide un accès aux soins.

– Nombreux sont également les cas où les patients désirent s’orienter vers des hôpitaux particuliers parce qu’ils sont reconnus comme les meilleurs dans leur spécialité concernant la pathologie du patient (Hôpital Beaujon pour la gastro-hépato-entérologie, St-Louis pour l’hématologie…) . Faire figurer sur notre outil ces spécialités reconnues apporteraient une dimension qualitative supplémentaire à notre projet. Ces spécialités peuvent être affichées sur la base des nombreux rapports qui apparaissent concernant ce sujet (publications scientifiques).

La nécessité de prévoir la promotion de l’outil dans les étapes de sa mise en place.

L’équipe Paré à soigner et Jérémie CALAIS tirent la même conclusion pour notre projet : son utilité dépend de la mesure de son utilisation par la population.

Il induit donc une communication importante afin de résorber cette question, qui doit être prise en

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compte dans le coût de réalisation de notre projet (de la même manière que cette problématique concerne l’ensemble des autres projets sélectionnés en demi-finale du Challenge Administration 2020).

Jérémie CALAIS a pensé à ces hypothèses de communication prenant compte du contexte actuel de recherches d’économies budgétaires concernant l’ensemble des missions de l’Etat, bien que notre outil représente une source de réduction de dépenses :

– Sans penser à une publicité au travers des grands supports de communication radio-télévisés, il peut être déployé dans l’ensemble des sites hospitaliers et des cabinets généralistes, des affiches d’informations relatives à cet outil afin de promouvoir son existence et à terme son utilisation.

– Des brochures de présentation et d’explications (comme il est actuellement le cas pour la consommation de médicaments génériques en pharmacie) peuvent être également imaginées à cet effet tout en prenant compte du facteur humain se prêtant à la communication la moins chère qui soit : le « bouche-à-oreille » (entre patients, de professionnels à patients), d’autant plus que le projet Paré à soigner se révèle à nous comme un bénéfice de plus en plus grand pour l’ensemble des usagers et des professionnels.

En somme, Jérémie CALAIS, que nous remercions encore pour sa disponibilité, résume ainsi notre projet comme étant une source de “soulagement” et d’élargissement de marges de manœuvre tant pour les membres de sa future profession que pour les patients.


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