2013, année des cours en ligne !

Le projet OpenCampus s’inscrit dans une dynamique internationale particulièrement favorable. Les MOOC (Massive Online Open Courses) ou Cours en Ligne Ouverts et Massifs connaissent un franc succès outre-Atlantique. Petite revue de presse :

- Il y a quelques jours, un éditorial du New York Times sacre les cours en ligne comme la prochaine révolution à venir. Selon le quotidien américain, “de nombreuses mauvaises nouvelles surviennent aujourd’hui dans le monde, mais la révolution naissante de l’enseignement supérieur mondial en ligne nous laisse incroyablement confiants envers le futur. Rien n’a plus de potentiel pour sortir les gens de la pauvreté — en leur apportant une éducation bon marché pour trouver du travail ou améliorer leur emploi. Rien n’a plus de potentiel pour permettre à un milliard de cerveaux supplémentaires de résoudre les plus grands problèmes mondiaux. Et rien n’a plus de potentiel pour nous permettre de réinventer l’enseignement supérieur que les Cours en Ligne Ouverts et Massifs, plate-formes développées par Stanford, le MIT, et des sociétés comme Coursera ou Udacity”.

Article (en anglais) : http://www.nytimes.com/2013/01/27/opinion/sunday/friedman-revolution-hits-the-universities.html?_r=0

- Une interview récente dans le Monde de François Taddéi, directeur de recherche à l’INSERM et membre du Haut Conseil de l’Éducation, pointe les limites de la France en la matière. “Si l’on compare le CNED [Centre national d'enseignement à distance] à l’Open University anglaise, ou à ce qui se fait en Inde et au Canada, nous sommes en retard. Si l’on prend ce que l’on appelle les MOOC et ce que devrait être une université à l’heure où le numérique existe, nous sommes aussi en retard. Les Scandinaves et les Anglais bougent beaucoup plus vite que nous.
Il faut créer des expérimentations dans quelques lieux volontaires, dans lesquels on ne créera pas seulement des cours en ligne mais où on repensera aussi la formation dans son ensemble. Si ces expérimentations fonctionnent mieux que l’existant, et si elles ont une réelle valeur ajoutée pour les enseignants et les étudiants, alors on pourra les généraliser.
[...]
Lorsque l’on voit que les MOOC croissent plus vite que Facebook, la question est de savoir s’il restera des étudiants dans les amphis français demain ou s’ils suivront tous un cours fait dans un pays anglo-saxon plus ou moins bien traduit ?”

Article : http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/01/23/francois-taddei-il-ne-faut-pas-seulement-des-cours-en-ligne-mais-repenser-la-formation_1821069_3224.html

Alors 2013, l’année des MOOCs ? Avec le projet OpenCampus, nous souhaitons inscrire la France dans cette tendance de fond, en bénéficiant de l’expérience internationale en la matière. Nous comptons capitaliser sur les projets récents des Assises de l’Enseignement Supérieur, qui réunit différents projets sous l’acronyme FUN, France Université Numérique. De nombreux écueils sont à éviter, comme celui des Universités Numériques Thématiques, trop souvent décrites comme de “vastes espaces de dépôts de ressources hétérogènes de premier niveau, trop rarement organisées en parcours”. Mais OpenCampus peut compter sur des initiatives locales qui fonctionnent, “Lyon-1 en tête (Spiral, serveur pédagogique interactif), souvent cité en exemple au niveau national pour son usage dans la formation des étudiants en médecine. Mais ces pionniers sont encore trop souvent considérés comme des non-conformistes, pour ne pas dire des marginaux. « Nous avons un solide savoir-faire. Il reste à changer d’échelle, avec la même agilité. Pas forcément de gros moyens. », résume Jean-Marie Gilliot, co-initiateur d’Itypa, l’un des tous premiers MOOCs.”

Article : http://www.lemagit.fr/divers/2013/01/18/universites-promesse-de-fun-pour-les-moocs

Et vous, pensez-vous que 2013 sera l’année du décollage des MOOCs en France ?


Trackbacks / Pingbacks

  1. Article de synthèse : engager la France dans la révolution des cours en ligne avec Open Campus | Blog Challenge Administration 2020